Ces institutions sont confrontées quotidiennement à des questions auxquelles elles ne peuvent répondre. Bien que la mesure soit déjà prévue par la loi, les crèches, qui sont actuellement en phase d'inscription, n'ont aucune idée de ce qu'elles devront faire.

Selon la loi, à partir du 1er septembre, "tous les enfants entrant en première année de garde dans les institutions du secteur de la solidarité ayant des accords de coopération seront exemptés du paiement des frais mensuels".

Cette déclaration a toutefois suscité des doutes, car il n'est pas clair si l'école sera gratuite pour la première année de vie ou si cela signifie en fait qu'elle est gratuite pour la première année d'inscription en crèche.

Doutes

La responsable de la Confédération nationale des institutions de solidarité (CNIS), Filomena Bordalo, a déclaré au Jornal de Notícias qu'"il n'y a pas un jour où nous ne recevons pas de courriels d'une école qui se débat avec des doutes".

Selon Filomena Bordalo, les doutes portent essentiellement sur l'application de la mesure, à savoir si elle concernera les enfants jusqu'à un an ou tous ceux qui entreront dans une crèche pour la première fois en septembre.

En outre, tous les enfants dans les crèches subsidiaires ne sont pas financés par des accords de coopération avec la sécurité sociale, ce qui laisse des doutes sur le fait que "la mesure concerne tous les enfants qui ont une place dans ces établissements ou seulement ceux qui sont couverts par l'accord", ajoutant que l'entité qu'elle représente attend des éclaircissements depuis janvier.

Clarifications

Pour répondre à ces questions, le Jornal de Notícias a contacté le ministère du travail, de la solidarité et de la sécurité sociale, qui a précisé que la mesure concernera les enfants "entrant en première année de maternelle et les enfants en difficulté, indépendamment de l'année scolaire".

En revanche, en ce qui concerne les enfants non couverts par les accords, le ministère n'a pas apporté de précisions, mais a assuré que la loi devra être réglementée "en articulation avec les organisations représentatives du secteur social et solidaire".

Cette loi 2/2022 a été publiée le 3 janvier comme une mesure de gratuité progressive des écoles maternelles, dès cette année en première année d'école et jusqu'en deuxième année en 2023. Cependant, elle ne s'appliquera pas à toutes les crèches, car les crèches privées ne font pas partie de la mesure - seules les crèches filiales de la sécurité sociale seront gratuites.

Cette mesure, qui devrait coûter 16 millions d'euros, s'applique non seulement aux crèches mais aussi aux nounous qui font partie de l'ISS (Institut de sécurité sociale).